Activités

« N’as-tu pas observé, en te promenant dans cette ville, que d’entre les édifices dont elle est peuplée, les uns sont muets ; les autres parlent ; et d’autres enfin, qui sont les plus rares, chantent ? … »
EUPALINOS OU L’ARCHITECTE de Paul VALERY

Architecture

Dans son célèbre essai Eupalinos Paul Valery écrit que dans l’architecture : « l’âme réclame du beau, le corps de l’utile et le reste du monde, du durable ».
Ces trois notions gardent toujours une valeur fondatrice dans l’architecture contemporaine, au sens où l’architecture se produit au terme de la recherche d’un équilibre entre elles sans qu’aucune des trois ne puisse être absente sans changer profondément la nature du travail de l’architecte.
 
Ainsi le beau ancre l’architecture dans le monde des arts, de ce qui ne peut pas être expliqué mais aimé, l’utile rappelle l’impérieuse nécessité de la fonction d’usage, au sens où le bâtiment sort du plus modeste de ses espaces aux plus grands, et enfin le durable vise l’utilité sociale de l’architecture en la mettant en relation avec le temps, en posant la question de sa valeur au-delà des possibilités d’intervention de son créateur, de sa pertinence.

Or ce qui fait de l’architecture comme le dit Régis Debray « le plus impur des arts », mais aussi peut être le plus grand, c’est l’étroite confusion de ces trois notions. Les réponses aux questions que l'architecte se pose dans l’exercice de cet art sont souvent ailleurs qu’il croit qu’elles se trouvent et à ce jeu on devient vite un peu virtuose du métissage des disciplines. L’architecte a les yeux grands ouverts sur le monde où il prend ce qu’il voit pour l’assembler à sa façon. Sa production intègre la complexité de la culture et ne peut pas être ramenée à la seule dimension économique, fonctionnelle ou technique et cela même si la commande qui lui est passée n’en demanderait souvent pas plus.

C’est ainsi que pour l’architecte, être de son temps ne suffit pas ; il doit être moderne c’est-à-dire être un acteur de la transformation qui s’opère continuellement dans le monde où il vit et la modernité de son architecture provient de sa capacité à accélérer cette transformation ; il agit sur les concepts, les formes, les matières, les espaces, la lumière, les modes de vie.

Jean-Paul Viguier
Architecte DPLG
MCP. UD Harvard

Urbanisme

Partout dans le monde, les villes s’étendent : villes anciennes rénovées et agrandies, nouveaux quartiers, nouvelles villes et conurbations, villes abandonnées, oubliées, détruites ; villes historiques classées, protégées, villes musées ; étendues urbaines qui n’ont plus le nom de ville, les banlieues. L’accroissement de la population mondiale et des niveaux de vie a fait de la ville et du projet de ville un sujet central de ce début du XXIème siècle.

Les problématiques sont celles de l’époque en ceci qu’elles s’adressent aux questions sociales, économiques et culturelles mais, ce qui est nouveau c’est qu’elles s’exercent dans un espace démocratique où les décisions sont le résultat d’un processus complexe dans lequel l’architecte n’est plus l’acteur solitaire, en charge de tout et en particulier de la composition du plan et du design dont tout dépendait.

Dorénavant, l’architecte propose par ses projets un devenir possible de l’espace urbain qui n’est que le point de départ de ce processus complexe, impliquant de nombreux autres intervenants. La ville finalement construite sera ainsi le résultat de la somme de toutes ces contributions intégrées dans le temps et dans l’espace, plus ou moins éloignées des concepts de départ.

Cette approche de la conception de l’espace urbain, loin d’écarter l’architecte, rend sa présence indispensable de par la faculté de synthèse qu’il déploie au travers du projet, et de la nécessaire continuité de la conception d’ensemble qui sont les seuls moyens de projeter dans l’espace et de finalement traduire sur le terrain l’ensemble des désirs et des décisions qui ont été exprimés.




Paysage

«Les jardins en général m’ont toujours fasciné ; peut-être est-ce dû au temps de mon enfance passée à la campagne au contact de l’agriculture dans ces jolies fermes du Sud-Ouest. Ces trois jardins de Toulouse, reliés entre eux par des allées plantées de grands platanes, de marronniers et de châtaigniers, ont forgé mon goût pour le paysage dessiné. C’est sans aucun doute la rémanence de ces images de jeunesse qui m’a poussé, en 1986, à participer au concours pour la création du parc André-Citroën, à Paris, en compagnie du paysagiste Allain Provost. Je voulais m’essayer à l’art du paysage urbain et appliquer le tracé architectural au dessin du jardin. Ce travail partagé entre un architecte et un paysagiste, auquel plus tard se sont joints Gilles Clément et Patrick Berger, a permis de créer à Paris le plus grand parc construit depuis le Second Empire – soit, précisément, la période où ces jardins toulousains ont vu le jour.

Grâce à ces travaux et à ces discussions avec des paysagistes, j’ai appris à regarder les jardins comme des porteurs de messages de civilisation. (…) À toutes les époques, les jardins ont été dans les villes des lieux d’expression artistique qui ont illustré brillamment l’esprit de du temps. (…) À Paris, le parc de la Villette, le parc de Bercy et le parc André-Citroën ont permis par leur modernité de renouer enfin avec cette grande tradition du jardin comme art urbain majeur. L’urbanisation de la planète démontrera la nécessité de dessiner les villes ou de les faire évoluer en utilisant le jardin sous toutes ses formes comme un outil de composition au même titre que le bâti, pour le plaisir et le bien être des habitants mais aussi comme champ d’expression artistique, philosophique et poétique.»

Architecte, de Jean-Paul Viguier, extrait de La Terre et l’Architecte,
Le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse, pages 83-84, 
Editions Odile Jacob, 2009


Architecture intérieure

Sur tous les projets et à toutes les échelles, l’agence Jean-Paul Viguier et Associés, applique les mêmes principes d’innovation, de durabilité, d’harmonie avec l’environnement et d’adéquation fonctionnelle. De rigoureuses recherches sont effectuées sur les matériaux et leur utilisation, sur la spécificité, le fonctionnement et la séquence des espaces, la lumière, les couleurs et les textures.

Ces recherches, confiées à l'équipe d'architecture intérieure travaillant au sein de l’agence, portent à tous les niveaux de la conception et réalisation des projets d’aménagement d’intérieurs.

Travailler en directe collaboration avec les concepteurs des projets d’architecture garantit une réalisation en continuité avec les principes générateurs des espaces : intervenir au cœur d’un bâtiment implique une fine connaissance de l’architecture qui l’accueille ainsi qu’un lien étroit avec les aspirations des utilisateurs.